L’ICANN teste les suffixe de noms de domaine internationalisé
L’organisme régulateur des noms de domaine sur le web, l’ICANN, annonce que les premiers tests commenceront ce lundi pour 11 langues, dont le chinois traditionnel et simplifié.
L’existant ne suffit plus
2 millions des 138 millions de noms de domaines dans le monde contiennent des caractères non-occidentaux.
- Chinois simplifié : 简体., 文.c, 中国字.com, 影视.tv, 国际域名.net
- Chinois traditionnel : 臺灣省.net, 華文.com, 正體字.com, 中國城.net, 台灣大學.tw, 中大.tw
Jusqu’à présent, une partie du nom d’hôte demeurait en caractères latin : le suffixe ou en anglais, le TLD (Top Level Domain). Les revendeurs de noms de domaine sont impatients de pouvoir proposer des adresses complètement débarrassé d’ASCII : Ainsi pour Yahoo! en Chine, on sera passé de yahoo.com.cn à 雅虎.com vers finalement un 雅虎.中文. Au final seul le point ( . ) restera universel.
Un gros chantier a problèmes
On a envie d’ajouter : Mais aussi le plus fastidieux. Ce projet a rencontré difficultés techniques et problèmes politiques pour coordonner de multiples pays. Il aura fallu 7 ans à l’ICANN pour appliquer sa décision de rendre les noms de domaines internationaux, votée en 2000.
Viser le long terme ?
L’intérêt n’est peut être pas immédiat, car les marques internet ont déjà pris d’autre initiatives pour sortir du carcan des problèmes de disponibilité et d’accessibilité de noms de domaines. De nombreux noms sont constitués d’une série de chiffres (exemples : 3721.com, 163.net … ). Les chiffres sont en effet plus faciles à mémoriser pour la population que les caractères de l’alphabet latin. Ils sont utilisés quotidiennement par des centaines de millions d’abonnés au téléphone. De plus les chiffres sont traditionnellement chargés de sens : pour indiquer la chance, le 6, l’argent le 8… Le 4 est ainsi rarement utilisé car il est lié à la mort.
A long terme, toutefois, ce changement apportera une vraie révolution. “Ce sera l’un des plus grands changement de l’internet depuis sa création”, a commenté le président de l’ICANN Paul Twomey sur le site de l’organisation.






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